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Bienvenue sur le blog des citoyens alternatifs qui vous propose un regard différent sur l’actualité contrastant avec la pensée unique. Ne baissant jamais les bras, il tâchera de combattre sans relâche toute forme d’injustice. Le Blog des citoyens alternatifs est ouvert au débat, à la polémique, on attend donc vos suggestions concernant des sujets de mobilisation, n’hésitez pas à adresser un mail à citoyens-alternatifs@hotmail.fr. L’objectivité étant utopique, le blog assume ses opinions et se battra toujours pour que chacun puisse s’exprimer. Excellente lecture !

La marche se voulait silencieuse, mais, au passage du commissariat de Grasse (Alpes-Maritimes), les gorges se sont lâchées, hier après-midi : «Justice pour Hakim !» «Les responsables en prison !» «La police assassins !»«était violet», car il ne pouvait plus respirer. L’Etat conteste : «Aucun élément ne permet actuellement de mettre en cause l’action des fonctionnaires», a affirmé hier Dominique Vian, le préfet des Alpes-Maritimes. Une enquête est en cours, assurée par l’IGPN (Inspection générale de la police nationale). Abdelhakim Ajimi, 22 ans, dit Hakim, est mort vendredi, lors d’une interpellation effectuée par la BAC (brigade anticriminalité), avec la police municipale en soutien. Et plusieurs témoins dénoncent une bavure. Selon eux, les fonctionnaires nationaux ont fait pression physiquement sur le jeune qui, menotté au sol,


Fracture. Vendredi après-midi, les policiers ont été alertés par le directeur du Crédit agricole de Grasse : Hakim voulait y faire un retrait, mais quand la banque a refusé, il a explosé. «En colère de n’avoir pu percevoir des indemnités de chômage depuis deux mois, il a eu un comportement agressif envers le directeur», explique son comité de soutien. Les policiers le retrouvent rapidement boulevard Victor-Hugo et tentent de l’interpeller, mais, à nouveau, Hakim entre dans une rage folle. Une vitrine est brisée, un policier blessé : selon le préfet, le fonctionnaire a été opéré pour une fracture de la clavicule. Hakim est finalement maîtrisé et menotté. C’est là que tout bascule. Un témoin, Ludovic Gérard, 30 ans, maître-chien habitant à Pégomas, raconte : «Il était à terre. Ils étaient trois sur lui. Un policier lui faisait une pression sur la colonne vertébrale avec son genou. Un autre l’étouffait avec son bras. Il avait les mains menottées sous le torse. Il était violet, il demandait à respirer. Il a pris deux coups de poing, deux bonnes pastèques. J’ai dit aux policiers : "Vous l’avez maîtrisé, il n’y a pas besoin de plus."» Ludovic Gérard finira au poste, menotté, pour avoir voulu s’interposer. «Là, assure-t-il, au bout d’une demi-heure, une policière affolée demande de l’aide : il venait de faire un arrêt cardiaque.» A 16 h 30, Hakim est déclaré mort.

Selon le préfet, «le mis en cause a été transporté, dans un véhicule de police secours, jusqu’au commissariat de Grasse. L’intéressé étant victime d’un malaise, les services de secours ont été aussitôt avisés. En dépit de la tentative de réanimation des sapeurs-pompiers et du Samu, pendant plusieurs dizaines de minutes, malheureusement sans succès, le décès a été constaté». Une autopsie aura lieu demain.

Est-il mort sur le trottoir, pendant son transfert, au commissariat ? Leyla Picout, 17 ans, en BEP vente, qui connaissait la victime, raconte : «Ce qu’ils ont fait ce n’est pas bien, de rester sur lui. Il demandait à respirer. Il était tout bleu, ses yeux sortaient des orbites, ils n’auraient pas dû continuer. Quand les pompiers sont venus, ils auraient dû le laisser aller à l’hôpital. Mais aux pompiers, les policiers ont dit : "Partez, laissez-nous faire."» Plusieurs témoins ont été choqués quand les pompiers sont repartis avec le policier blessé, mais pas avec Hakim, transféré au commissariat. «Quand ils l’ont mis dans la voiture, raconte Leyla, il était tout mou, on aurait dit une guimauve. Ils l’ont traité comme une merde. Il a eu une mort horrible.» Pour Me Sylvain Pont, un des avocats de la famille, «la police avait la possibilité d’éviter le drame. Elle a fait preuve d’un acharnement anormal, comme une sorte de mise à mort».

Marche. Selon Leyla, dont Hakim était un cousin de son petit ami, la victime avait des problèmes psychologiques : «Il avait déjà été interné. Mais c’était un garçon gentil. Tout Grasse, on s’était mis avec lui pour que son problème psychologique s’enlève. C’était une période où il n’était pas bien.» D’après Nice-Matin, il avait été hospitalisé en psychiatrie du 18 au 29 avril. Interpellé en mars pour conduite sous l’emprise de stupéfiants, il devait comparaître en juin. Il avait aussi été poursuivi pour rébellion, mais la procédure avait été classée sans suite, après un internement d’office.
Hier, environ un millier de personnes ont participé à la marche, où des banderoles proclamaient : «Hakim, on t’aime», «Ceux qui gardent la paix tuent nos enfants», «Police délinquante, où est la justice ?». Le Mrap et la Ligue des droits de l’homme ont fait part de leur soutien.

 

Source : www.liberation.fr

Par Ben
Mardi 13 mai 2008
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Commentaires

Voici les derniéres nouvelles de cette triste affaire!

Affaire Abdelhakim AJIMI
 
Profonde inquiétude du MRAP
Qui soutient l'appel au rassemblement du mardi 23 décembre à Grasse
 
 
C'est avec une très profonde inquiétude que le MRAP vient d'apprendre que les fonctionnaires de police impliqués dans la mort du jeune Abdelhakim AJIMI, intervenue le 09 mai 2008 à GRASSE, viennent d'être inculpés en qualité de témoins assistés, et non pas de mis en examen.
 
Pourtant, les termes du rapport d'autopsie étaient assez clairs. Ils indiquaient une probable mort par « asphyxie mécanique », due au fait qu'une pression était exercée sur la cage thoracique du jeune Hakim par des policiers assis sur son dos alors qu'une « clé d'étranglement » lui était appliquée. Des témoins ayant assisté à la scène ont aussi rapporté que le jeune Franco-tunisien est décédé après de très longues minutes où sa couleur avait viré au bleu, et alors que plusieurs personnes présentes avaient alerté les policiers sur le danger d'asphyxie qu'encourait le jeune homme entre leurs mains.
 
La famille, soutenue par plusieurs associations - dont le MRAP, la FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des Deux Rives) et le Comité de soutien de Grasse - était en droit d'attendre une mise en examen des policiers en cause.
 
Pour le MRAP cette qualification à minima pourrait augurer du risque d'une future mise hors cause des policiers, alors que des charges lourdes semblent peser sur eux. Quoi qu'il en soit, elle représente aujourd'hui un mépris des victimes et un irrespect flagrant pour la douleur de la famille et des proches.
 
Avec l'ensemble des associations et des citoyens mobilisés sur cette tragique affaire, le MRAP attend une mise en examen des fonctionnaires de police en cause. En effet, il est indispensable que les procédures d'instruction soient poussées jusqu'à leur terme légitime, à savoir la tenue d'un procès permettant de démontrer si les reproches qui leur sont adressés sont fondés ou non.
 
Le MRAP soutient en outre le rassemblement qui se tiendra à Grasse, le mardi 23 décembre à 10 heures, à l'appel du Comité de soutien, pour exiger que justice soit rendue à la mémoire d'Abdelhakim AJIMI ;
 
 
Paris, le 17 décembre 2008
Commentaire n°1 posté par Association Un Temps Pour Tous le 18/12/2008 à 23h50
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