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Villepin et Hollande sombrent dans le ridicule

Publié le 20 Juin 2006 par Ben in Citoyens Alternatifs

Bagarre de cour d'école sur les bancs de l'Assemblée entre Villepin et Hollande

Episode folklorique aujourd'hui à l'Assemblée où une vive altercation verbale a opposé Dominique de Villepin et le n°1 du PS François Hollande.

Le premier ministre ayant accusé Hollande de lacheté autour de la question sur EADS, c'est alors que tous les députés descendent au bas de la tribune et scandent "Démission, Démission".



Le dialogue :

 



"En politique, comme en toutes choses, rien ne peut se construire sans la confiance. La confiance, vous l'avez perdue auprès des Français. Cette confiance, vous l'avez également perdue au sein de votre majorité, sinon vous auriez d'ores et déjà privatisé Gaz de France", a-t-il lancé.

"Cette confiance, M. le Premier ministre, vous ne la trouverez pas davantage dans les procédures judiciaires que vous intentez contre des journalistes. Jamais un Premier ministre n'y avait eu recours sous la Ve République", a-t-il ajouté, en allusion à la décision de Dominique de Villepin de porter plainte pour diffamation contre les auteurs de deux ouvrages sur l'affaire Clearstream.

 

"Pas de confiance dans le pays, pas de confiance dans la majorité, pas de confiance dans la presse: dans une démocratie digne de ce nom, le chef de l'Etat ou le Parlement auraient mis fin à cette situation", a poursuivi François Hollande.

"Nous sommes dans le régime de l'irresponsabilité, et cette irresponsabilité, elle ne doit pas se propager aux affaires industrielles et économiques", a-t-il dit, évoquant EADS.

"Dès lors que l'Etat français détient 15% du capital de l'entreprise, dès lors que le président de la République et vous-même avez joué un rôle dans la nomination du co-président d'EADS Noël Forgeard, je vous demande si vous maintenez votre confiance à M. Forgeard", a conclu le premier secrétaire du PS.

 


Le visage fermé, Dominique de Villepin s'est alors levé pour asséner sa réplique :

 

"M. Hollande, il est des moments dans la démocratie où l'on ne peut pas dire n'importe quoi. En 2000, c'est vous qui avez défini avec Lionel Jospin le pacte d'actionnaires (d'EADS). C'est votre responsabilité et nous remettrons les choses à plat", a-t-il commencé sous les huées des élus socialistes.

"Il est des moments dans une démocratie où on ne peut pas mélanger les carottes et les choux-fleurs, on ne peut pas mélanger l'exigence de vérité et l'exigence de bonne gestion", a-t-il poursuivi.

"Et je dénonce, M. Hollande, la facilité, et je dirais même en vous regardant la lâcheté qu'il y a dans votre attitude", a lancé le Premier ministre, déclenchant la colère des socialistes.

Ces derniers ont quitté leurs bancs pour fondre sur le Premier ministre, qui a poursuivi son intervention, quasiment inaudible, dans un brouhaha général.

"Il est fou! Il est fou!", déclarait Henri Emmanuelli. "Démission! Démission!", scandait l'ensemble du groupe socialiste.



Furieux, François Hollande a exigé, dès sa sortie de l'hémicycle, des excuses du n°1 du gouvernement. Hollande parle d'un 1er ministre qui a perdu son sang froid. Le président de l'Assemblée, Jean-Louis Debré, a décidé de suspendre les questions d'actualité après une demi-heure de séance tant l'atmosphère était orageuse dans l'hémicycle.

Bayrou veut un vrai changement


Réagissant à cet incident, François Bayrou a demandé "des élections anticipées", estimant que "plus rien ne marche" et que "les commandes de l'Etat ne répondent plus". "On est dans un moment de décomposition complète. Chacun se demande combien de temps ça va pouvoir durer encore comme ça. Je parle de cette ambiance incroyable dans laquelle on vit, et où plus personne ne se reconnaît", a déclaré le président de l'UDF. Selon lui, "à un climat comme ça, il faudrait une décision exceptionnelle, qui est celle d'organiser des élections anticipées, de mettre un terme à cette lente décadence dans laquelle on se trouve".


 
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