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Le Blog des Citoyens Alternatifs revient ! L'objectif du site sera désormais de se tourner vers l'extérieur. D'avoir ces infos qui donnent espoir, ces infos positives, ces belles initiatives qui sont bien souvent sous-médiatisées. Un regard vers le monde, qui invite chaque citoyen alternatif des quatre coins de la planète ou de nos régions à contribuer, ou communiquer. Vous pouvez donc commenter et surtout nous envoyer vos articles à l'adresse citoyens-alternatifs@hotmail.fr. Bienvenue dans cet espace de liberté. Belle lecture !

Enfin la presse francophone parle autrement du 11 septembre

Publié le 20 Juillet 2006 par Ben in 11 Septembre 2001

11 SEPTEMBRE 2001

La fin de la théorie du complot ?

    

Pour une fois, un journal francophone officiel, Le Journal du Mardi, ose parler de manipulation à propos du 11 septembre. C'est la preuve par la "démolition contrôlée" qui a convaincu la rédaction de ce journal belge : les tours du WTC ont été détruites par le biais de démolitions contrôlées, comme on fait couramment en banlieue pour faire s'effondrer des tours d'habitation dans le but jamais avoué de disperser des habitants devenus trop remuant, d'ailleurs la tour 7 du WTC n'a été touchée par aucun avion et s'est écroulée quand même ! Cette preuve est développée dans cet article.



    

Attentats du 11 septembre : la fin de la théorie du complot ?



    par la Rédaction [du Journal du Mardi]

    Monday, 29 May 2006

    « Circulez, il n’y a rien à voir, » nous enjoignent les médias pour la énième fois à propos du 11 septembre. Pourtant, aux États-Unis comme ailleurs, la recherche alternative sur les attentats s’affine, et les arguments pour demander la réouverture d’une enquête qui n’a jamais eu lieu sont plus nombreux que jamais. »
    (Olivier Taymans)


    L’annonce récente, dans l’ensemble de la presse, de « la fin de la théorie du complot sur le 11 septembre » a de quoi laisser perplexe à plus d’un titre. Elle faisait suite à la publication par le Pentagone des images de deux caméras de surveillance qui montrent l’instant précis de l’attentat sur le QG de la défense américaine. En chœur, les médias ont annoncé, à l’instar de Judicial Watch, l’institution qui a obtenu la publication des images, qu’on y voit « brièvement mais clairement » le vol 77, le Boeing 757 d’American Airlines détourné le 11 septembre 2001. Pourtant, on ne voit à peu près rien sur ces images. Comme elles ont été filmées par des caméras de surveillance, elles sont relativement floues, et la vidéo est saccadée à environ 2 images/seconde. Au premier coup d’œil, on voit simplement une grosse boule de feu qui apparaît soudainement sur la façade de l’immeuble, suivie d’une colonne de fumée. On voit bien l’explosion, mais c’est tout. En y allant image par image, la moisson reste maigre. Pour ce qui est d’identifier l’objet qui s’encastre dans la façade du Pentagone, deux images seulement présentent un intérêt. La première, rendue publique depuis plusieurs années, montre un semblant de fumée d’échappement, émanant sans doute d’un objet volant caché derrière une borne. Si on y voyait l’avion, ça se saurait depuis longtemps. L’autre image intéressante est inédite, et a été prise par l’autre caméra, un rien plus proche et sans obstacle. C’est l’image qui précède immédiatement celle de l’impact. La seule chose qu’on y voit, c’est une petite pointe grise ou argentée : le nez de l’objet volant, qui ne rappelle en rien celui d’un Boeing 757. Peu concluant, c’est le moins qu’on puisse dire. Ironiquement, c’est en général aux théoriciens du complot que l’on reproche, à juste titre, de se baser sur des images floues et illisibles pour échafauder des théories parfois abracadabrantes. Ainsi, certains d’entre eux sont sûrs d’avoir aperçu un étrange appendice sous le ventre de l’avion qui s’est encastré dans la tour sud du World Trade Center. Les images censées le démontrer ne montrent à peu près rien, si ce n’est une bonne dose d’imagination créative de la part des tenants de cette théorie. Idem pour le Boeing du Pentagone : on ne le voit pas sur les images, mais certains vous assurent qu’il y est bel et bien. Triste constat que de voir les médias se prêter à cette mascarade.

 

 

    

« Une » théories du complot ?

    Ce qui n’est pas moins étonnant, c’est que, même si on avait clairement pu voir un Boeing d’American Airlines sur ces images, cela ne signifierait en rien la fin de « la » théorie du complot. Tout d’abord, parce que certains crieront toujours au complot, par réflexe, quelles que soient les preuves tangibles et irréfutables qu’on leur présente. Mais ce n’est pas le principal. La fin de « la » théorie du complot signifierait qu’il n’y en a qu’une seule, celle qui postule que le Pentagone n’aurait pas été frappé par un avion commercial. Thierry Meyssan, entre autres, avait spéculé qu’il aurait pu s’agir plutôt d’un missile, au vu du type d’explosion, des dégâts, et de certaines anomalies de la version officielle. Même s’il soulevait certains points intéressants, son argumentaire était faible et maladroit, et certains éléments plaidaient clairement contre sa théorie. Les médias, à l’unisson, s’en sont donné à cœur joie et l’ont descendu en flammes avec des arguments plus souvent ad hominem que sur le fond. La palme revient sans aucun doute à Philippe Val, le turbulent rédacteur en chef de Charlie Hebdo, qui décréta en substance, lors d’un débat sur Arte, que toute concession à une quelconque théorie du complot était une preuve d’antidémocratisme, voire de nazisme et d’antisémitisme. La messe était dite : toute référence à Thierry Meyssan ou – pire – le moindre doute émis à l’égard de la thèse officielle sur le 11 septembre serait désormais reçu avec des sourires condescendants ou des œillades réprobatrices.

    Autant de théories que de zones d’ombre

    Seulement voilà, il n’y a pas qu’une seule théorie du complot, loin de là. Il y en a au moins autant qu’il y a de failles et de zones d’ombre dans la version officielle des événements, c’est-à-dire une série impressionnante. À noter, d’ailleurs, que la version officielle est elle aussi une théorie du complot, islamiste celui-là. Et sur plusieurs points, elle ne tient pas mieux la route que celles qui la contestent. Au fil des presque cinq années qui se sont écoulées depuis les attentats, beaucoup de recherches ont été entreprises sur les attentats du 11 septembre, pas uniquement par les habituels théoriciens du complot accros à Internet, mais aussi par de très nombreux citoyens américains inquiets de la direction que prend leur pays sur l’échiquier international. Parmi eux, des parents de victimes du 11 septembre, des professeurs d’université, des avocats, quelques politiciens, y compris européens (faire encadré sur le mouvement, les actions en justice, le sondage new-yorkais, les personnalités, la couverture médiatique, etc. ?). Bien entendu, parmi les hypothèses émises, certaines ne tiennent absolument pas la route. À la lecture des sites internet « alternatifs » sur le 11 septembre, on comprend très vite que pour ne pas perdre son temps, il faut faire le tri et laisser de côté tout ce qui fait débat, pour ne garder que les points qui font consensus parmi les sceptiques. À la trappe, donc, toutes les spéculations sur l’avion inexistant du Pentagone [Note d: les rédacteurs n'osent parler du reste tellement l'effondrement des tours les arrête], sur les avions des tours jumelles qui auraient été remplacés par des avions militaires « déguisés », et qui auraient tiré de petits missiles juste avant de percuter les tours, sur le sort des passagers du quatrième vol (écrasé, abattu, escamoté,… ?), etc. Ces théories manquent souvent de pertinence et de bon sens, et sont de toute façon invérifiables. Certains, parmi les paranos, vont même jusqu’à penser que ces théories sont distillées à dessein par les services secrets, dans le but de discréditer au passage les explications alternatives plus sérieuses. Tournons donc le dos à ce panier de crabes pour nous concentrer sur de l’évident et du vérifiable, et qui de surcroît met d’accord tous ceux qui doutent : l’effondrement des tours.

    L’idée générale des contestataires de la version officielle est que les tours du WTC n’auraient jamais pu s’effondrer si vite et si complètement si elles n’avaient pas été piégées de haut en bas pour assurer leur démolition contrôlée. Il tombe sous le sens que des terroristes islamistes n’auraient jamais pu bénéficier d’un accès préalable suffisant aux immeubles ni de la logistique nécessaire à une telle opération, et que l’hypothèse d’une démolition contrôlée implique donc des coupables américains (services secrets, gouvernement, armée,… ?). À première vue, cette hypothèse paraît totalement farfelue et contre-intuitive : tout le monde a vu, de ses yeux vu, des avions s’encastrer dans les tours jumelles, qui se sont ensuite effondrées à partir des points d’impact. Comment contester l’évidence ? Pourtant, le doute s’installe lorsqu’on se souvient — voire qu’on apprend pour la première fois – que le 11 septembre 2001, ce ne sont pas deux tours qui se sont effondrées à Manhattan, mais bel et bien trois.

 

 



 Le maillon faible de la théorie officielle

    La troisième s’appelle WTC 7. C’était un immeuble de 47 étages qui faisait également partie, avec les tours jumelles (WTC1&2), du complexe World Trade Center. Si les tours jumelles se sont effondrées très vite après les impacts d’avions (effondrement de la tour sud à 9h59 et de la tour nord à 10h28), la tour 7 ne s’est pour sa part écroulée qu’en fin de journée, à 17h20. Le hic, c’est qu’elle n’avait essuyé aucun impact d’avion, et qu’elle était apparemment presque intacte, à quelques incendies mineurs près, apparemment causés par la chute de la tour nord. De plus, elle s’est effondrée d’un seul coup, à partir de la base, et dans un mouvement parfaitement vertical jusqu’au bout. La durée de l’effondrement pose elle aussi question. En tout et pour tout, il a duré environ 6,5 secondes, soit à peine plus que la durée théorique (en l’absence de résistance d’air) de la chute d’un objet du haut de l’immeuble (environ 6 secondes). Cela signifie que la structure de l’immeuble, qui avait pourtant eu la force de le soutenir depuis sa construction, n’a apparemment opposé aucune résistance. C’est comme si tout ce qui soutenait le bâtiment s’était soudain transformé en poussière. Généralement, lorsque la base d’un immeuble cède, comme c’est notamment le cas lors de tremblements de terre, la partie supérieure n’est pas pulvérisée pour autant. Le bâtiment bascule d’un côté ou de l’autre, il reste incliné dans un équilibre instable ou tombe latéralement jusqu’à terre, mais il casse en gros morceaux, voire reste parfois d’un seul tenant. On a ainsi pu voir, après des séismes, des immeubles virtuellement intacts, excepté qu’ils se retrouvaient inclinés à 45°. Dans le cas du WTC 7, rien de tout cela. C’est la base qui a cédé en premier, mais la désintégration s’est poursuivie en un clin d’œil jusqu’aux derniers étages.

    Pour être précis, en fait de désintégration, il s’agissait plutôt d’une implosion, puisque le centre de l’immeuble s’est effondré légèrement avant le reste, entraînant avec lui les parois extérieures. Tous les débris se sont retrouvés en un tas bien net, circonscrit à peu près à l’empreinte au sol de l’immeuble. Si tous ces éléments font furieusement penser à une démolition volontaire et contrôlée, cette impression est encore renforcée lorsqu’on regarde les images de l’implosion . Même volontairement, une telle implosion n’est pas facile à réaliser. Comme l’explique le site spécialisé implosionworld.com, les véritables implosions sont plutôt rares en raison de leur difficulté technique. Les sociétés de démolition suffisamment expérimentées — et suffisamment assurées — pour réaliser de telles démolitions sont fort peu nombreuses dans le monde. Il serait donc très étonnant qu’un événement aussi irrégulier et chaotique qu’un incendie ait pu causer une implosion aussi parfaitement droite, presque artistique. Ce serait d’autant plus étonnant que le WTC 7 ne serait que le troisième immeuble à structure d’acier dans l’histoire de la construction à s’effondrer – supposément – suite à un incendie. Les deux premiers étaient… les tours jumelles, qui avaient tout de même reçu de plein fouet l’impact d’un avion de ligne. Même si la face sud de l’immeuble 7, qui reste invisible sur les vidéos, était très gravement endommagée par les débris de l’effondrement de la tour nord, comme l’affirment certains, et que ces dégâts étaient de nature à causer un effondrement, on ne comprend pas comment celui-ci aurait pu être parfaitement vertical et implosif. Enfin, à l’examen de certaines des vidéos, on voit sur le haut du coin sud-ouest de la tour, au moment où l’immeuble s’affaisse visiblement et est sur le point d’entamer sa chute, une série de petits nuages de poussière ou de fumée apparaissant en une rafale très rapide et à intervalles réguliers, de bas en haut. Ces petits nuages font évidemment penser aux nombreuses petites détonations que l’on peut voir sur les images de démolitions contrôlées.

    L’étrange aveu du maître des lieux

   Ces éléments, déjà très troublants, sont encore corroborés par les déclarations d’une personne bien placée pour savoir de quoi elle parle : il s’agit du propriétaire des lieux, le magnat de l’immobilier Larry Silverstein. Sept semaines avant les attentats, Silverstein avait pris un bail emphytéotique de 99 ans sur les tours jumelles (la tour 7, qu’il avait construite dans les années 80, lui appartenait déjà). Il avait heureusement pris soin de s’assurer convenablement, y compris contre le terrorisme. Dans un documentaire de la chaîne publique américaine PBS intitulé « Rebuilding America », il tente une explication de la chute de la tour 7 : « Je me souviens avoir reçu un coup de fil du commandant des pompiers, qui me disait qu’ils n’étaient pas sûrs de pouvoir contenir l’incendie. Je lui ai dit : “ Il y a déjà eu tellement de vies perdues, la meilleure chose à faire est peut-être de le ‘tirer’ (pull it). ” Et ils ont pris la décision de le tirer, puis nous avons regardé l’immeuble s’effondrer. » La traduction littérale est bien entendu peu adéquate. Qu’est-ce que Larry Silverstein pouvait bien entendre par le terme « pull it » ? Un examen attentif du reste du documentaire laisse peu de doute : le même terme est utilisé pour la démolition par explosifs du WTC 6, un immeuble plus petit, irrécupérablement endommagé, et abattu dans les semaines après les attentats. Donc, selon Silverstein, le WTC 7 était irrécupérable, et il aurait décidé de le faire démolir immédiatement, dans le feu de l’action. D’une part, cette version des faits correspond évidemment à tous les éléments matériels qui indiquent une démolition contrôlée par explosifs. Par contre, elle est totalement invraisemblable, dans le sens où une telle démolition ne peut se faire sans d’importants préparatifs assez délicats et qui prennent un certain temps [Note de do : pour préparer la démolition contrôlée d'une tour, il faut entre deux semaines et deux mois selon la taille et la structure de l'immeuble]. Non seulement, il était donc impossible de préparer une telle démolition le jour même, vu les circonstances et le manque de temps, mais en plus, on saisit mal où était l’urgence. Si vraiment l’incendie était impossible à contenir (ce que les photos sont loin de suggérer), il suffisait d’évacuer la zone, ce qui était fait depuis longtemps au moment de l’effondrement. Il semblerait donc qu’en tentant d’expliquer l’effondrement trop parfait d’une tour trop intacte pour s’écrouler spontanément, Silverstein ait commis une gaffe majeure.

    Des commissions d’enquête peu curieuses

    Enfin, il est évidemment intéressant de noter ce que pensent les différentes commissions d’enquête sur le 11 septembre de cet effondrement décidément suspect. Le premier rapport d’enquête publié après les attentats fut celui de la FEMA, l’Agence fédérale des catastrophes. Manifestement, l’explication de l’effondrement de l’immeuble 7 a posé problème aux enquêteurs de la FEMA. Bien entendu, comme il ne pouvait être dû qu’au feu, ils concluent qu’il est dû au feu. Mais ils sont bien forcés d’avouer que « les spécificités des incendies dans le WTC 7, et la façon dont ils ont entraîné l’effondrement de l’immeuble, restent inconnues à ce jour. Même si la quantité totale de diesel présente sur les lieux [pour alimenter des générateurs] contenait une énorme énergie potentielle, l’hypothèse la plus plausible ne présente qu’une faible probabilité. » En d’autres termes : c’est certainement l’incendie qui a causé l’effondrement, mais ça reste inexplicable.

    Pour la fameuse Commission nationale sur le 11 septembre, les choses sont nettement plus simples : on ne parle pas de ce qui dépasse du cadre. Le rapport de la commission ignore jusqu’à l’existence de la tour n°7, suivant en cela les médias du monde entier, qui ont rediffusé l’écroulement des tours jumelles jusqu’à la nausée, mais rarement, voire jamais, celui du WTC 7. Cela évite bien des explications, mais pour une commission d’enquête, c’est un peu léger.

    Le National Institute of Standards and Technology (NIST), lui, a beaucoup travaillé. Après une enquête de trois ans sur les causes de l’effondrement des tours du WTC, il a remis un rapport détaillé qui tire les leçons du 11 septembre et formule des recommandations de sécurité et de prévention. Pour ce qui est de la tour 7, le rapport du NIST examine de façon très détaillée la suite des événements de l’effondrement, et tente d’expliquer ce qui a pu se passer à l’intérieur de l’immeuble, dans la structure portante. Malheureusement, on déplore l’absence de détails qui ne cadrent pas dans la théorie officielle : alors que presque chaque bris de vitre sur la façade, juste avant l’effondrement, est mentionné en détail, on cherche en vain une mention des petites « détonations » du coin sud-ouest, par exemple. Mais surtout, il manque une explication du problème majeur : comment un incendie relativement limité a-t-il pu causer l’effondrement de cet immeuble à structure d’acier, alors que pareille chose n’était jamais arrivée auparavant, même dans des cas beaucoup plus graves ? Début 2005, l’un des plus hauts gratte-ciels de Madrid a été la proie de flammes de plusieurs dizaines de mètres pendant près de 24 heures. Certaines petites parties de la structure se sont écroulées ça et là, mais une fois l’incendie éteint, l’immeuble d’acier, noirci et déformé, était toujours debout. Il en va d’ailleurs toujours ainsi, sauf le 11 septembre 2001. Bizarrement, le rapport du NIST ne mentionne pas cette anomalie.

 


    

Les tours jumelles

    En admettant la possibilité que la tour n°7 ait été détruite de façon contrôlée par des explosifs, on se demande logiquement si cette même possibilité existe pour les tours jumelles. Sans entrer dans des détails trop techniques, on peut relever un certain nombre de point intéressants à ce sujet.

    Tout d’abord, en revoyant les reportages en direct diffusés sur les chaînes américaines dès l’impact des avions, on se rend compte que beaucoup d’éléments n’ont jamais été rediffusés ni répétés. Sur le moment, tous les journalistes présents et les témoins oculaires parlent de très nombreuses et parfois très violentes explosions, entre le moment de l’impact des avions et l’effondrement des tours. Ces explosions ont eu lieu un peu partout dans les immeubles, y compris à des endroits où il n’y avait pas le feu (sous les points d’impact), et notamment dans les caves, où une violente explosion a eu lieu quelques secondes avant l’impact du premier avion, selon le témoignage de plusieurs membres du personnel d’entretien qui ont survécu aux attentats. Plusieurs témoins rapportent également avoir entendu un crépitement et des flashes lumineux juste avant l’effondrement de la première tour.

    Sur les vidéos des effondrements, en particulier celui de la tour nord, la seconde à s’effondrer, on voit apparaître à des intervalles réguliers des panaches de fumée qui précèdent nettement la progression vers le bas de l’effondrement. Comme dans le cas du WTC 7, on peut se poser des questions sur l’absence d’intégrité structurelle des tours jumelles. Ici aussi, les tours se sont effondrées à peu près à la vitesse de la chute libre, en dépit de la théorie officielle qui avance que le sommet des immeubles a fait s’écrouler successivement chacun des étages sur celui d’en dessous. On voit mal comment un tel effondrement aurait pu être aussi rapide et vertical jusqu’au bout. De plus, comment se fait-il que les tours jumelles aient elles aussi été pulvérisées en morceaux infimes par leur effondrement, alors qu’elles étaient prévues pour être d’une solidité à toute épreuve ? Dans des reportages qui ont suivi le 11 septembre, plusieurs séquences frappent. Notamment celle de CNN dans laquelle le gouverneur de l’Etat de New York, Greg Pataki, revient à Ground Zero dix jours après les attentats. Il décrit ce qui est arrivé aux tonnes de béton qui étaient dans les tours : « Le béton a été pulvérisé. J’étais ici mardi [le 11/9], et c’était comme si on était sur une autre planète. Tout le bas de Manhattan, pas seulement cet endroit-ci, mais d’un côté à l’autre de l’île, il y avait de la poussière, une couche de 2 à 3 pouces. Le béton a tout simplement été pulvérisé. » Dans un autre reportage, un pompier déclare que le plus gros morceau de débris (hors acier) qu’il a retrouvé sur les lieux était la moitié d’un clavier de téléphone. Tout le contenu des tours était réduit en miettes. Toujours par analogie avec le WTC 7, comment se fait-il que les deux tours se soient effondrées de façon quasi verticale, plutôt que de basculer d’un côté ou de l’autre ? Comment se fait-il, aussi, que des débris aient été projetés au loin dans les quatre directions ? Et les similitudes ne s’arrêtent pas là. Sous les décombres des trois tours effondrées, on a trouvé de grandes flaques de métal en fusion jusque plusieurs semaines après le 11 septembre ! Si la chaleur dégagée par les incendies de kérosène a pu entamer la solidité de l’acier des tours (quoique celui-ci était d’une qualité supérieure censément résistante à des températures très élevées), il est tout à fait impossible que ces incendies aient atteint la température de fusion de l’acier, perchée à plus de 1500°C.

    [Note de do : La température maximale atteinte par du kérozène qui brûle dans les meilleures conditions est de 980 degrés Celsius, température qui n'était même pas atteinte au WTC puisque les fumées des incendies étaient noires, ce qui prouve que le feu manquait d'oxygène. Par contre, une démolition contrôlée se fait avec des explosifs. Par exemple, l'explosion du C4 provoque une température de 1650°C]

     L’avis d’un spécialiste

    Enfin, les trois effondrements ont suscité des commentaires révélateurs. À plusieurs reprises, dans les commentaires en direct de journalistes, ceux-ci ont spontanément évoqué la ressemblance de ce qu’ils voyaient avec des démolitions contrôlées. Dans leurs récits des événements, des pompiers ont également tracé un parallèle avec la destruction par explosifs. Mais, comme ni les journalistes ni même les pompiers ne sont vraiment des experts en la matière, il est plus intéressant de se pencher sur le commentaire à chaud de Van Romero, un spécialiste qui étudie les explosifs et leurs effets sur les immeubles et les avions notamment. Le New Mexico Insitute of Mining and Technology, pour lequel il travaille, participe à des enquêtes judiciaires, notamment en matière de terrorisme. Dans une interview accordée à l’Albuquerque Journal, le 14 septembre 2001, Romero estimait que l’effondrement des tours semblait « trop méthodique » pour être le résultat des impacts d’avions et des incendies consécutifs. Pour lui, cela « ressemblait aux implosions contrôlées qu’on utilise pour abattre de vieilles structures. […] Il peut s’agir d’une quantité relativement faible d’explosifs placés à des endroits stratégiques. » L’idée que ce scénario implique à tout le moins une complicité interne ne l’avait même pas effleuré. Pour lui, il s’agit là d’une tactique classique des terroristes : un premier événement de diversion attire les secours, puis un second événement augmente le bilan. Une semaine plus tard, dans le même journal, Romero se rétractait. Après des entretiens avec d’autres ingénieurs, il ne pensait plus qu’il y avait des explosifs en jeu, et il soutenait entièrement l’explication officielle de l’effondrement des tours. Les mauvaises langues n’ont évidemment pas manqué de noter que le 11 septembre, Romero était en route pour le Pentagone pour discuter de programmes de recherche à développer par son Institut, avec des financements de… la Défense. De là à penser qu’on lui aurait vivement conseillé de réviser son jugement, il n’y a qu’un pas que certains franchissent allègrement. Quoi qu’il en soit, sa première réaction d’expert, spontanée, a été de pencher pour l’hypothèse des explosifs, ce qui prouve au moins que l’idée n’est pas totalement farfelue, bien au contraire.

     Conflits d’intérêts

    À partir de cette foule d’éléments qui pointent dans la direction d’une explication incompatible avec la version officielle, il serait évidemment prématuré et téméraire de tirer des conclusions détaillées quant à ce qui a véritablement pu arriver ce jour-là. La plupart des sceptiques déclarés, d’ailleurs, s’en gardent bien, préférant militer pour l’ouverture d’une enquête plus sérieuse et indépendante que ce qui a déjà été fait. En effet, si le gouvernement Bush déplore l’apparition de « théories du complot », on peut dire qu’il ne la doit qu’à lui-même et à la façon dont il a géré l’après-11 septembre. Après avoir désigné des coupables « évidents » sans qu’il y ait eu d’investigation digne de ce nom, la première mesure a été d’expédier l’acier des tours jumelles en Asie pour recyclage, avant que de vraies expertises aient pu être effectuées. Dans le cadre d’une enquête criminelle, on peut considérer cela comme une destruction de preuves matérielles. Des éditoriaux enflammés dans des magazines spécialisés dans la lutte contre les incendies n’y ont rien fait. Par la suite, tout ce qui touchait à l’enquête sur les attentats s’est trouvé entouré d’une aura de secret, au nom de la sacro-sainte sécurité. Les déclarations des officiels américains sur divers aspects du 11 septembre n’ont cessé d’être contradictoires, voire mensongères. Au lendemain des attentats, Condoleezza Rice, alors conseillère pour la sécurité nationale, déclara que toutes les preuves de la culpabilité d’al-Qaïda détenues par le gouvernement américain seraient présentées au public « en temps utile ». On attend toujours… Lorsque la pression pour constituer une commission d’enquête parlementaire sur le 11 septembre devint irrésistible, Bush finit par céder, mais les membres désignés étaient loin d’être aussi indépendants qu’on le disait. Pour ne citer que l’exemple le plus flagrant de conflit d’intérêt, intéressons-nous au directeur exécutif de la commission, Philip D. Zelikow. Même si cet avocat texan n’avait pas le droit de vote au sein de la commission, son influence était déterminante. C’est lui qui était chargé de sélectionner les sujets sur lesquels devait porter l’enquête de la commission, de préparer les briefings des membres, de choisir les sujets des auditions et les témoins entendus. Il était donc en quelque sorte la tête pensante en amont de la commission, le filtre préalable. Ce que l’on connaît moins, c’est la vieille amitié qui lie Zelikow et Condoleezza Rice, ainsi que d’autres proches de George W. Bush. Ainsi, Rice et Zelikow ont étroitement collaboré dans l’administration de Bush père, au cabinet de Brent Scowcroft, qui était alors conseiller pour la sécurité nationale. Zelikow a ensuite été le président de l’Aspen Strategy Group, un think tank qui comptait à l’époque parmi ses membres Condoleezza Rice, Dick Cheney et Paul Wolfowitz. Rice et Zelikow ont également écrit ensemble un livre sur l’Europe après la réunification de l’Allemagne, avant de retravailler ensemble au début de la présidence de George Bush junior pour réorganiser le Conseil de sécurité nationale. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’une telle « indépendance » n’est pas de nature à couper court aux rumeurs et aux spéculations. Pas plus d’ailleurs que le fait que le président et le vice-président aient exigé de déposer ensemble devant la commission, et ce sans prêter serment.

    Le 11 septembre 2001 à New York et Washington, plus de 3000 personnes ont trouvé la mort. Cette atrocité ne faisait qu’en annoncer d’autres, en Afghanistan, en Irak et ailleurs, qui ont coûté bien plus de vies encore. Elle annonçait aussi le recul insidieux mais persistant de toute une panoplie de libertés jugées fondamentales dans les démocraties occidentales. L’enquête sur cet événement, qui a eu et a toujours des répercussions dans le monde entier, aurait dû être parmi les plus importantes et les plus colossales de l’histoire. Cependant, elle a été bâclée, tronquée et entourée de mystère par une administration dont les principaux membres appelaient de leurs vœux, peu avant leur accession au pouvoir, « un événement catastrophique catalyseur, comme un nouveau Pearl Harbor » . Dans un pays qui se veut la plus grande démocratie au monde, il est étonnant que quelques questions bien légitimes à ce sujet soient perçues comme un scandale.


1. Pour un compte rendu de cette soirée de télévision hallucinante, lire www.acrimed.org/article1583.html.

2. Plusieurs angles de vue sont disponibles sur www.wtc7.net/videos.html.

3. Un gros plan de ces images, très brèves, est visible à l’adresse : http://www.plaguepuppy.net/public_html/Flashes/squibview.mpg

4. Début 2006, plus de trois ans après cette déclaration, une porte-parole de Larry Silverstein a démenti cet apparent aveu de démolition. Selon elle, il fallait en fait comprendre que son patron avait décidé, en concertation avec le chef des pompiers, de retirer les pompiers de l’immeuble. Le terme «pull it» («le tirer») signifierait simplement : retirer (de l’immeuble) le contingent de pompiers. Le problème, c’est que non seulement le terme «pull it» ne correspond à aucun jargon en vigueur chez les pompiers, mais qu’en plus, plusieurs sources officielles convergent pour dire que le dernier pompier avait quitté l’immeuble vers 11h30, soit quelque 6 heures avant l’effondrement de la tour. Le communiqué précise d’ailleurs que la conversation entre Silverstein et le chef des pompiers a eu lieu « dans l’après-midi ».

    Qui sont les « obsédés du complot » ?

    Bien entendu, il y a les abonnés de la conspiration, ceux pour qui chaque événement de portée mondiale cache un complot, qu’il soit américain, judéo-maçonnique ou autre. Ceux-là ne s’interrogent généralement pas : ils connaissent les réponses d’avance.

    Par contre, ceux qui se contentent de poser des questions, aussi brûlantes que légitimes, commencent à être trop nombreux pour être ignorés. Parmi eux, Scholars for 9/11 truth, un mouvement qui rassemble un grand nombre d’acteurs de la vie académique qui ne peuvent plus taire leurs doutes.

    Il y a également des familles de victimes des attentats du 11 septembre qui ont refusé le dédommagement que leur proposait le gouvernement américain à condition qu’elles renoncent à agir en justice. Plusieurs procès sont lancés, justement, contre le gouvernement Bush.

    Même les médias commencent tout doucement à aborder le sujet. La chaîne Fox News, très pro-Bush, a diffusé un sujet sur Dylan Avery, qui a réalisé Loose Change, l’un des films les plus regardés sur internet. MSNBC, pour sa part, a interviewé Steven Jones, professeur de physique et membre fondateur de Scholars for 9/11 truth. Quelques jours plus tard, son université l’a enjoint à se taire. Lorsque l’acteur Charlie Sheen a publiquement déclaré qu’il ne croyait pas un mot de la version officielle, les médias ont largement répercuté ses propos – Hollywood oblige – tout en cherchant à les réfuter.

    Enfin, il y a une foule d’anonymes qui réclament, eux aussi, une enquête sérieuse. Un peu partout aux États-Unis, un véritable « mouvement pour la vérité sur le 11/9 » s’est constitué en comités locaux. Apparemment, ils ne mènent pas un combat isolé, puisque fin août 2004, un sondage révélait qu’un New-Yorkais sur deux estime que le gouvernement était au courant à l’avance des attentats, et qu’il les a sciemment laissé se produire. On est loin d’une poignée de paranoïques d’extrême droite.

    [Note : un sondage plus récent, daté du 22 Mai 2006, montre que plus de 70 millions d’Américains en âge de voter sont favorables à une nouvelle enquête sur le 11 Septembre. Ce sondage est la première étude scientifique à propos de la croyance des Américains en une dissimulation à propos du 11 Septembre ou de la nécessité d’enquêter sur une possible complicité du gouvernement US. ]


Source : Le journal du mardi http://www.journaldumardi.be/


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