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Bienvenue.

Bienvenue sur le blog des citoyens alternatifs qui vous propose un regard différent sur l’actualité contrastant avec la pensée unique. Ne baissant jamais les bras, il tâchera de combattre sans relâche toute forme d’injustice. Le Blog des citoyens alternatifs est ouvert au débat, à la polémique, on attend donc vos suggestions concernant des sujets de mobilisation, n’hésitez pas à adresser un mail à citoyens-alternatifs@hotmail.fr. L’objectivité étant utopique, le blog assume ses opinions et se battra toujours pour que chacun puisse s’exprimer. Excellente lecture !

Politique

La finale entre les deux femmes attendues aura finalement lieu. Benoît Hamon n’aura pas fait le poids malgré un score. Hier, les militants socialistes ont voté pour élire leur premier secrétaire. 4 sur 10 d’entre eux se sont abstenus, ce qui laisse quand même penser que ce parti est malade.


Ségolène Royal arrive en tête avec 43.10 % des voix, loin devant Martine Aubry qui récolte 34.50% des suffrages, Benoît Hamon et ses 22.83 % appelle a voter massivement ce soir lors du 2e tour pour Martine Aubry.

Les analyses vont bon train ce matin sur ce résultat, avec un avantage donné à Aubry si les votes se reportent mathématiquement de 57% contre 43. Mais Hélas pour la maire de Lille, la réalité est tout autre. Ségolène Royal en position seule contre tous, arrivera-t-elle à convaincre des militants abstentionnistes d’aller voter pour elle ? Elle a déjà gagné 14 % par rapport au votes des motions, sans que personne n'appelle à voter pour elle comme fit Delanoë pour Aubry. Les électeurs d’Hamon trouveront-ils en Martine Aubry un cadeau de consolation suffisant ou préféreront-ils ne pas s’exprimer estimant que la parti socialiste n’est pas assez à gauche avec ces deux personnalités ?

A noter que Martine Aubry reproche à Ségolène Royal de s’allier avec le Modem, point sur lequel elle retrouve Benoît Hamon. Elle ne soulignera pas en revanche que son élection à la mairie de Lille est justement dûe à une alliance avec le parti de François Bayrou.

Voyons maintenant ce que les militants décident, que la démocratie parle, et que ce parti se mette sur de bons rails, c’est tout ce qu’on peut souhaiter à la gauche, aux socialistes, et à la France, qui a besoin d’une opposition solide et sérieuse. Le travail sera tout juste amorcé et devra être des plus acharnés pour aller chercher mieux qu’une place d’honneur aux tableau des médailles de la prochaine réelle élection présidentielle. De quoi faire cogiter militants et dirigeants.



Source photo : Liberation.fr/afp

Par Ben
Vendredi 21 novembre 2008
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Manquant vraiment de visibilité, le Congrès de Reims n'a rien apporté, au contraire il a alimenté les polémiques, et les arguments prouvant que ce parti n'est bon que pour les querelles. Reste à attendre l'élection au poste de premier secrétaire jeudi qui opposera Ségolène Royal, Benoît Hamon et Martine Aubry.


Ce n’est pas comme ça, que le parti socialiste ressort grandi, redonne l’espoir, aux militants, aux sympathisants d’une évolution des mentalités.

Après Delanoë qui se retire, on a assisté à un rapprochement entre Aubry et Hamon pour proposer une alliance contre Royal. Car il faut le dire, ce Congrès n’a eu qu’un seul objectif de leur point de vue : écarter celle qui a représenter le parti de la rose aux dernières élections présidentielles. Il eût été bien plus simple et efficace de la nommer première secrétaire d’un nouveau parti socialiste, à la sortie de sa défaite, certes, mais elle avait les devants qu’aujourd’hui lui disputent Aubry, Hamon et leurs soutiens, souvent éléphants à la mémoire courte.

Royal, à sa sauce, mais contre tous

Grande a dû être leur surprise, quand ils ont vu que c’est la motion de Royal, soutenue par de nouvelles têtes, Vincent Peillon, Manuel Valls, qui est arrivée en tête. Sur ce blog, l’idée de défendre Royal semble injuste, voire subjective, mais force est de constater l’acharnement auquel elle doit faire face. Elle fait un zénith et tente de renouveler la politique à sa manière : elle a faux. Elle porte un tailleur blanc : elle a faux. Elle dit les mots « pardon, guérison et amour » dans son discours à Reims : elle a faux. Certains journalistes, éditorialistes ou ténors du parti s’en donnent à cœur joie et ce d’une même voix : ON N’A PAS BESOIN DE SEGOLENE ROYAL.

Or, les militants, à 30 % lui ont renouvelé leur confiance à travers sa motion. Jeudi sonnera l’heure du verdict suite à sa candidature à la tête du parti. Entouré de « tout sauf des éléphants », elle compte bien faire entendre sa vision, rénovatrice, de ce parti à la dérive, qui ne sait plus se faire entendre, comprendre, et dont le peuple ne voit plus que les querelles s’en réchapper.

Hamon, plus à gauche ?

Benoît Hamon proposait une vision plus à gauche, enfin soi-disant, en critiquant des points de la motion Royal de façon injustifiée comme le révèle cet article de Libération. Il s’est obstiné à baser sa différence avec les autres sur les possibles alliances. « Pas d’alliance avec le Modem » : tel était le credo évoqué. Or, si l’on veut gagner le cœur des français, il ne faut pas croire que les socialistes avanceront seuls. Sans alliance, le parti fait 25 %. La présidence est élue à plus de 50 %. Cela est mathématique de voir qu’à un moment donné, il faudra trouver les clés, les idées, les verrous pour porter vers le PS, des électeurs d’extrême gauche, tout comme ceux du Modem. Qui reproche à Sarkozy d’avoir empiété sur le Front National ? Essentiellement ses adversaires. Ceux qui se félicitent de sa victoire à 53 %, savent bien qu’au fond, c’est en parti grâce à une politique plus dure d’immigration, à la création annoncée d’un ministère de « l’identité nationale ». Cela s’appelle la conciliation. Le report des voix est à prendre en compte mais n’est pas une base de travail. Si Hamon veut faire la révolution, qu’il aille chez Besancenot, qui ne cesse de monter, mais hélas, personne ne voit ce nouveau parti anticapitaliste être en passe de gouverner. S’il devait créer la surprise un jour, ce serait déjà arriver au second tour, mais il semblerait que convaincre la majorité des votants français n’est pas prêt d'arriver.

Aubry change d'idées comme de chemisiers ?

Martine Aubry joue depuis trop longtemps un double-jeu. A force de s’appuyer sur ses 35 heures qui ont apporté une certaine rigidité au monde du travail, elle finit par s’écrouler sur une vision un peu trop archaïque de la politique. Quand elle fait des alliances à Lille avec le Modem, elle n’en suggère aucune pour être près d’Hamon. C’est un peu « quand ca l’arrange ». A la présidentielle, elle n’a eu de cesse, à l’image de tous les éléphants, de critiquer la poitevine.

Courant 2007, là voilà qui se relooke, maquillée à la Bachelot, à la limite d’une twingo volée. On la voit imiter Ségolène, se chercher une féminité, tenter de séduire à son tour le peuple...

Arrêtons de prendre les français pour des abrutis, les militants pour des moutons. Des militants qui se sont abstenus à un taux record lors du vote pour les motions, préférant ne pas se déplacer pour ce concours de beauté organisée en pleine bagarre générale.

Il faut maintenant, une nouvelle équipe à ce parti, sinon c’est la mort qui l’attend. Une équipe digne de confiance, profitant d’une vraie majorité pouvant écarter ceux qu’on a déjà trop vu depuis des années. Cessons d’entendre parler de ces squatteurs de fauteuils que sont Hollande, DSK, Fabius, Lang…

Trouvons dans la jeunesse l’énergie nécessaire pour le renouvellement et inspirons nous un peu de ce qui se passe chez nos voisins. Obama élu président à 47 ans seulement trois ans après son accession à un poste de sénateur, dans l’Illinois. Ca donne à réfléchir, sans penser à sa couleur de peau, d’ailleurs…


Crédit photomontage : lepoint.fr

Par Ben
Lundi 17 novembre 2008
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La leçon sociale

taxi.jpg

On s'attendait à une rupture. Mise à part celle du président et de son ex-épouse, nous n'avons eu aucune réelle rupture.

Pour preuve, la grève des taxis d'hier qui a débouché sur un accord qui les a entièrement satisfaits.

La seule rupture visible est également cette manière à la Speedy Gonzalez de traiter chaque problème ou chaque visite, avec pour preuve encore cette semaine, sa visite en Roumanie.


Plaçons-nous, une fois n'est pas coutume, du côté de l'électorat sarkoziste.

Appréciera-t-il de voir celui qui se présentait comme le président qui ne cèdera pas à la rue, celui qui réformera ce pays en profondeur, céder aux premiers blocages ?
Le Blog soutient entièrement les taxis qui s'endettent sur vingt ans pour payer leur license hors de prix, mais force est de constater qu'après les transports publics, les taxis, on ne peut pas dire que le pays est en route vers la réforme structurelle dont il a besoin.
La grève des taxis est presque la conséquence logique d'un rapport Attali qui ne veut rien dire.
Cela est bien de lancer des rapports tels des pavés dans la mare électorale ou gouvernementale, mais cela s'additionne et il faut voir ce qu'on en fait, de ces rapports.
L'idée d'ouvrir les frontières afin d'amener plus d'ouvriers pour équilibrer le marché du BTP n'aurait dû-t-elle pas faire plus de bruits, plus de débats ?
Alors, vu que Nicolas Sarkozy n'explique pas bien ce qu'il va faire de ce rapport, où il compte mener la France, et bien les taxis, ou ceux qui se sentent victime du rapport, le prennent pour argent comptant !!!
Avant même qu'il soit débattu, légiféré ou appliqué. C'est quand même extraordinaire comme mouvement : "Contre le rapport". C'est un peu comme si les juges s'étaient mis en grèves suite à la commission Outreau, voyant d'un mauvais oeil l'idée de mettre des caméras lors des confrontations avec l'avocat et l'accusé.

Mais dans quel pays vit-on ?

Sarkozy n'a jamais été autant entouré de gens de gauche, jusqu'à son lit présidentiel. Des ministres de gauche, des artistes parfois de gauche, des peoples de gauche, des politiques de gauche qui font des rapports : aurait-il perdu certaines de ces valeurs de droite ?

On dirait quand même de plus en plus chirac !
Promesses non tenues, discours contre une fracture sociale ou pour un pouvoir d'achat utopique, aucun résultat, baisse dans les sondages, soutenu par de moins en moins d'électeurs de son camp.

Qui aujourd'hui, peut nous dire : "Nicolas Sarkozy a passé une bonne première année de quinquennat " ?
Qui oserait avancer l'idée que "Nicolas Sarkozy est un vrai bon président, comme il nous en manquait ces dernières années " ?

Nous avons une réponse : "Pas grand monde parmi les personnes ouvrant les yeux."

Entre discours électoraliste ou de campagne, le président nous perd.

Les médias tentent de le suivre, mais ils n'y arrivent pas.
Pour preuve, ce déplacement en Roumanie, où Nicolas Sarkozy devait passer au départ 9h puis 8h et finalement, après avoir supprimé sa visite au musée d'art moderne, réduit son discours au président, réduit le moindre de ces actes sur la terre Roumaine, il n'y resta que 4h !
Quatre petites heures pour un partenaire devenu européen, pour un pays qui a une histoire liée avec la France : la Roumanie qui semble-t-il, à écouter, certains de ses proches placés dans des ministères au nom vichyste, Hortefeux pour ne pas le nommer, est un pays avec lequel nous devons avoir une étroite collaboration sur le plan de l'immigration.

Etant rentré dans l'Union Européenne, Hortefeux a toujours du mal à comprendre que d'expulser des Rom's ne sert qu'à ses chiffres... Car ils reviennent quelques semaines ou mois plus tard.

Quatre petites heures ne serviront pas à grand chose. Lors de son déplacement, il n'aura eu le temps d'aborder aucun point essentiel. Quand Jacques Chirac avait effectué son premier déplacement présidentielle en Roumanie, il y avait passé 2 jours. Les observateurs de l'époque avait trouvé ça bien court.

Hélas, ces observateurs disparaissent de plus en plus et n'ont pas grand chose à redire à cette politique étrangère basée à l'image d'Internet sur la rapidité et le baclage dans le traitement du fond des problèmes...



Crédit : automoto.fr
Par Ben
Jeudi 7 février 2008
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LE RETOUR DE DSK


dsk.jpg Le week-end dernier  a eu lieu le "Forum de la rénovation du PS", forum qui, comme son nom l'indique est chargé de rénover le PS.
"Il est parfois trop facile de s'acharner sur un homme à terre", disait Torreton.
    - Certes le Parti socialiste n'arrive toujours pas à faire taire ses querelles internes au profit de vrais positionnements sur la société actuelle, et cela est grave à 4 ans d'une échéance qu'il ne faudra pas manquer.
    - Certes cela fait 3 élections présidentielles que le parti perd.
Mais avouons que les socialistes ne  sont pas aidés.
Parmi les fautifs, Dominique Strauss Kahn.

L'ex-candidat à la candidature a su se faire remarquer en venant à cette réunion socialiste, volant ainsi la vedette à Ségolène Royal qui participait pour la première fois depuis 8 mois à un cénacle socialiste.
Cette homme qui fut le premier à dézinguer la candidate socialiste à 20h04 le dimanche 6 mai 2007, a encore une fois manqué de dignité.  Il n'en n'est malheureusement pas à son premier coup d'essai.

Les américains ont eu JFK. En France, nous avons JSK : "Judas" Strauss Kahn.

Il avait tout à fait le droit de venir à ce forum de la rénovation, mais soulignons que son attitude hautaine, venue de Washington était contradictoire avec un idéal socialiste.

Son élection à la tête du FMI, appuyée par Sarkozy lui rapporte la bagatelle de 325 000 euros par an, loin des rémunérations municipales de Sarcelles, où il fut un maire mou, non-rénovateur et démagogique. Car s'appuyant sur une ville qui n'a pas vu sa population et son cadre métamorphosés, il s'est revendiqué d'une France métissée et sociale dont il a oublié l'existence depuis ses hauteurs de Washington. Il ne s'agit plus d'un ténor mais d'un cador.

Son apparition l'air de rien, laisse un goût amer à de nombreux socialistes. Car son air grave, ses mots durs, le soir du 2e tour, montrait à quel point Ségolène Royal ne fut pas aidée durant sa campagne. On ne gagne pas sans son parti. Sarkozy a su fédéré autour de lui, les Alliot-Marie, Villepin et consort, ont sur garder une image digne pour faire gagner leur camp. Les socialistes n'ont pas sur le faire. A commencer par Jospin, "le Père-la Défaite".

Lionel Jospin, Le Père-La défaite.


Avec son livre "l'Impasse", ses déclarations tonitruantes à l'égard de celle qui sut réunir au 1er tour des présidentielles presque 5 millions d'électeurs de plus que lui en 2002 : tout donne à penser qu'il s'agit d'un vieil homme aigri. N'avait-il pas dit en 2002 qu'il abandonné la vie politique ? Laissez la place aux jeunes M. Jospin. En plus d'avoir été un lâche en 2002 et d'annoncer, comme un soldat faisant demi-tour, que vous abandonniez, vous vous donnez une image de traitre sur la fin de votre carrière politique... Cela ne plairait pas à certains ténors lointains qui eux, savaient donner une image digne.

DSK, Jospin, Mélenchon, tous ceux qui salissent l'image du parti et ne font pas bloc pour le faire remporter les prochaines échéances, il faut les exclure, les mettre sur la touche. On ne doit pas souligner la présence de DSK ce week-end, on doit le laisser dans sa misère intellectuelle et tactique.


Crédit photo : RFI
Par Ben
Mardi 22 janvier 2008
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     SARKOZY LE MALIN MAGICIEN

sarko.jpg

Depuis son escapade enchantée du côté de Marne-la-Vallée, Nicolas Sarkozy défraye la chronique.

On pourrait croire que cela concerne son bilan, pour le moment très mitigé. Ceux qui s'attendaient à voir leur porte-monnaie augmenter pour Noël ont dû être bien déçus, ils ont plutôt vu l'image de leur président, déjà bien importante, s'accroître dans les journaux télévisés, radio et écrits.

Mais pour des sujets qui n'ont pas leur place dans les préoccupations des français.



Carla Bruni. Voilà un sujet parfait pour divertir l'opinion. Car il faut bien le dire, notre président est un maître dans l'art de divertir. Cela commençait par cette histoire de yacht, peu convaincante pour un président qui va voir les ouvriers la semaine précédent le 1er tour. Cela se poursuivait avec les infirmières bulgares et les soi-disantes contreparties. En fait, la seule contre-partie connue à ce jour est un cirque parisien orné d'une tente et de femmes mises à disposition du colonel Khadafi durant 10 jours. Sa contrepartie fut réduite à 5 jours devenus 6. Il suffisait de voir la tête de Nicolas Sarkozy sur le perron de l'Elysée pour comprendre qu'il se faisait mener par le bout du nez.

Et pour ceux qui disent, d'une part, que les contrats ont été signés. Que cela apporte du travail au français, même s'il s'agissait d'un ancien terroriste, il faut savoir que ce sont des promesses d'achat qui ont été signées et rien d'autre. Et il est difficile d'imaginer certains pays victimes de terrorisme pardonner à leurs agresseurs en leur offrant de quoi s'armer des décennies après. Mis à part ceux qui aiment vendre leur âme au diable, par exemple les gouvernements républicains des Etats Unis qui ont armé Oussama Ben Laden dans les années 80 et qui semblent en avoir payé le prix dans les années 2000, même si ce prix fut fort vite remboursé. Mais ne l'oublions pas, Khadafi nous a bien attaqué.

Mais ne nous égarons pas, Sarkozy fut le seul dirigeant de notre vieux continent à féliciter Vladimir Poutine pour sa victoire, large et suspecte, aux dernières législatives. Il dira même que "personne ne peut dire que ces élections étaient anormales".

Pendant ce temps-là, le français moyen trime toujours autant. Il pense à ce "pouvoir d'achat" qu'il ne voit pas. Il gagne toujours aussi peu car en juillet, pendant que Sarkozy gambadait dans sa somptueuse villa américaine, le SMIC n'a eu aucun coup de pouce, une première depuis 2002 et en octobre, on a défiscalisé les heures supp.

Parlons des heures supp, qui peut dire aujourd'hui que cela a significativement augmenté le pouvoir d'achat des français ? Personne. Car concrètement, pas grande monde n'a bénéficié d'heures supplémentaire depuis cette loi car ce sont les clients qui décident, tiens, ce qui ont le pouvoir d'acheter !!! L'ironie du sort c'est donc que le client d'un resto par exemple n'ira pas plus au restaurant car il n'est pas mieux payé et donc que le chef ne  pourra pas donner des heures supp à son serveur. C'est l'image que cela renvoie.
Les heures supplémentaires sont finalement décrétées par un seul élément : le carnet de commandes.

Le président de la rupture.

La mise en scène de sa nouvelle relation avec Carla Bruni est tout à fait stupéfiante et laisse vraiment penser qu'il s'agit du président de la rupture, mais toujours pas celle que l'on attendait.

Rupture 1 : On discute avec tout le monde et l'on veut que ça se sache. Hu Jintao en Chine, Khadafi en Lybie et à Paris, Poutine au G8 (isolé avec Sarkozy pendant quelques instants afin que la scène soit bien relayée) : un président qui fait mine de discuter des droits de l'homme en raclant des contrats au rabais.

Rupture 2 : On passe de Bernadette Chirac à Carla Bruni, et à l'étranger ça fait des étincelles, ça brille !

Rupture 3 : On se montre. On parle. Et en plus on se plaint d'être vu !!!

Phénoménal, ce président. Il va en Egypte, se ballade en laissant tout le monde le prendre en photo.
L'avez-vous vu promenant le fils de Carla sur ces épaules en Syrie ? Ils sont entourés de photographes. Le petit à les deux mains sur son visage, ne désirant pas être pris en photo. Mais Sarkozy est tout sourire se baladant sur un site archéologique que tout homme d'Etat respectable aurait fait fermé à la presse pour l'occasion. Sidérant.
Conférence de presse deux semaines plus tard, en s'adressant à ces mêmes "journalistes" : "Si cela ne vous intéresse pas : n'envoyez pas de photographe !"
Notez qu'il ne dit pas "N'envoyez pas de photographe, foutez-moi la paix" Il dit : "Si cela ne vous intéresse pas..."
D'où l'art de divertir.

Finalement Sarkozy 2007 - 2012 aura été marquée par un début clownesque, où ce petit homme qui prit le pouvoir en mai 2007 semblait être un enfant essayant un nouveau costume trop grand pour lui. Maintenant c'est une femme trop grande pour lui qu'il s'apprête à épouser. On parle même d'un mariage déjà validé. Car il s'agit uniquement de cela : Aller plus vite que la musique afin que l'on ne se souvienne plus du refrain.

Mais la côte de ce chanteur parti pour être populaire dégringole. Les peoples, les français s'en moquent. Ils veulent, et c'est légitime, que leur vie change, que leur pouvoir d'achat augmente.

On rappellera juste que pour faire augmenter le pouvoir d'achat des français, la baisse des prix est un élément à prendre en compte.
L'immigration l'est également. La commission Attali suggère comme levier les portes de France à ouvrir un peu plus grand aux immigrés. C'est l'ouverture qui rattrape Sarkozy et ses principes autoritaires, sécuritaires et suicidaires.

C'est à l'opposition de jouer maintenant et d'oublier ses querelles intestines. Elle pourrait commencer par ce scandaleux oubli du plan pour la banlieue qui s'est transformé selon les mots de Fadela Amara en "une dynamique" dont les contours sont pour le moment très flous. Messieurs du PS, Nicolas Sarkozy vous sert sur un plateau d'argent de nombreux sujets sur lesquels on devrait entendre de réelles contre-propositions, alors qu'attendez-vous ?
En attendant, les témoignages s'accumulent parmi les déçus du Sarkozysme, il ne reste plus qu'à espérer qu'ils n'atterrissent pas dans l'abstention en 2012.

 

Paperblog : Les meilleurs actualités issues des blogs
Par Ben
Mercredi 16 janvier 2008
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