Et Sarkozy se réjouit…
Selon l’AFP, Nicolas Sarkozy s'est félicité vendredi de l'accord conclu entre les pouvoirs publics et les ex-squatteurs installés dans le gymnase de Cachan (Val-de-Marne), mettant fin à sept semaines de crise…Retournement de veste en bonne et due forme, si c’était si simple que ça, pourquoi avoir attendu aussi longtemps ? Ah oui ! La campagne médiatico-électorale a démarré en ce mois d’août 2006 à Cachan.
M. Sarkozy a affirmé avoir "beaucoup travaillé pour que cet accord ait lieu", en marge d'un déplacement à Saint-Goazec (Finistère) sur le thème de l'aménagement du territoire. "Ca permet de résoudre des problèmes humains qu'il fallait résoudre". Vraiment un super mec ce Monsieur Opinion Publique.
En tout cas, reprocher à Ségolène Royal de pas avoir de programme et de se caler dans les pantoufles de l’opinion : à gauche comme à droite, plus personne ne suit.
Il est certain que les grèvistes de la faim ont eu un impact pour cette décision en faveur des 1000 de Cachan, un mort au nom de Sarkozy, c’était lourd comme argument électoral.
Par Ben
Vendredi 6 octobre 2006
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Le calvaire est fini mais
le combat continue
Ce matin, on a appris que les ex-squatteurs de Cachan ont passé un accord de principe avec les autorités qui s’engagent à n’expulser personne pour le moment. Ils pourraient quitter dès ce week-end le gymnase Belle Image où ils sont entassés depuis le 18 août dans des conditions sanitaires très préoccupantes.
Selon Libération, ils ont mis un temps à ouvrir les portes et, une fois les journalistes admis dans le gymnase, ils n'ont pas exulté. Les 270 occupants du gymnase Belle-Image de Cachan ont accueilli jeudi matin l'accord intervenu dans la nuit pour leur relogement dans les structures de France Terre d'Asile, avec prudence. Un compromis obtenu à la suite de la nomination d’une nouvelle médiation assurée par la Licra et SOS Racisme, plus crédibles et indépendants qu’Arno Klarksfeld.
Mais aussi avec soulagement. Fidèle Nitiéma, un des délégués des familles, insiste : «C'est dans l'intérêt des bébés et des mères de familles», de quitter l'endroit. Un autre occupant, sans-papiers, souligne qu'il «reste sur la défensive. Dans la chambre, on ne viendra pas nous arrêter mais dans la rue, j'aurai toujours peur», dit-il.
Pour tous, quand même, l'engagement de l'association France Terre d'Asile, vaut garantie. C'est lui qui a poussé les délégués des familles à accepter un relogement éclaté entre plusieurs sites, solution qu'ils refusaient jusqu'alors.
France Terre d'Asile s'est engagé à loger les occupants du gymnase dans ses structures de Paris et de la proche banlieue. Une «commission de suivi et de vigilance» devrait également être mise en place, pour suivre en particulier le cas des sans-papiers. Le gymanse devrait ainsi être libéré progressivement ce week-end, après deux mois de crise.
L’état de santé des six grévistes de la faim a bien entendu compté. Cette semaine, au 44ème jour, deux d’entre eux avaient été hospitalisés pour complications en attendant que les 4 autres les rejoignent, ils devraient reprendre leur alimentation dans l’après midi ou demain au plus tard. Comme quoi, tous les moyens sont bons pour obtenir satisfaction, ou du moins une oreille qui répond à une demande vitale.
Par Ben
Jeudi 5 octobre 2006
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2 ex squatteurs grévistes de la faim hospitalisés
Ce matin, deux squatteurs en grève de la faim depuis 42 jours ont été hospitalisés à Saint-Antoine à Paris. Parler pour eux est une véritable épreuve. Sous observation à l’hôpital, ils ont exprimé leur souhait de poursuivre leur grève de la faim. Les 4 autres grévistes demeurent toujours au gymnase de Cachan avec le reste des ex-squatteurs expulsés du Crous de Cachan le 17 août dernier.
Par Ben
Lundi 2 octobre 2006
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Ex-Squatteurs de cachan Manifestation Samedi 9 Septembre 15 h republique
Un logement
des papiers
une Ecole
Trois ans après avoir laissé pourrir , et malgré les négociations, le Préfet et le gouvernement ont fait le choix de la brutalité. Ils ont lancé l’assaut vendredi soir contre les « 1000 de Cachan », qui campaient sur le trottoir depuis leur expulsion, jeudi matin. 4 personnes ont été blessées, dont un bébé, une mère de famille (fracture du genou), un père de famille (côtes cassées), et Annick Coupé responsable du syndicat Solidaire (entorse de la cheville).
La violence et les centaines de CRS et de gardes mobiles engagés n’ont pas suffi à briser la résistance des expulséEs et de leur soutien, pour ne pas être éparpillés.. Ils ont alors obtenu leur hébergement provisoire dans un gymnase mis à disposition par la mairie de Cachan ce qui leur permet de continuer à lutter ensemble .
La détermination et le courage des mères de familles ont été décisifs : elles connaissent déjà la précarité, l’exiguïté et l’éloignement, voire l’insalubrité des « hôtels » proposés. De plus il a été rapporté que des expulsés ayant accepté « l’hôtel » ont été interpellés par la police. Plusieurs dizaines d’entre eux sont enfermés, menacés d’expulsion, de prison.
Avec les expulsés, le Comité de soutien composé de personnalités, d’élus, d’associations, d’organisations syndicales, politiques et de citoyens. exigent du Préfet et du gouvernement :
- la libération des expulsés interpellés,
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